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Utiliser google comme un outil de pen-testing (Johnny Long - Blackhat 2005)

Par Rédaction, secuobs.com
Le 20/04/2005


Résumé : Depuis quelques temps déjà le terme "google hacks" est de plus en plus répandu mais qu’en est-il réellement des possibilités offertes par les opérateurs avancés de recherche (filetype, allintext, etc …) qui sont mis à disposition par Google.



Depuis quelques temps déjà le terme "google hacks" est de plus en plus répandu mais qu’en est-il réellement des possibilités offertes par les opérateurs avancés de recherche (filetype, allintext, etc …) qui sont mis à disposition par Google.

Si il était encore nécessaire de trouver une raison supplémentaire pour changer les mots de passe par défaut du matériel actif mis en production et d’appliquer régulièrement les patchs adéquats, Johnny Long (CSC) en a convaincu son auditoire lors de la conférence Blackhat Europe 2005 qui a eu lieu au début du mois d’avril à Amsterdam. Son exposé s’appuyait sur un ouvrage dont il est l’auteur dénommé « Google Hacking » qui est déjà disponible à la vente et publié par Syngress.

Depuis quelques temps déjà le terme « google hacks » est de plus en plus répandu mais qu’en est-il réellement des possibilités offertes par les opérateurs avancés de recherche (filetype, allintext, etc …) qui sont mis à disposition par Google. Avec un peu de malice et d’imagination, il est possible en combinant ces différents opérateurs de trouver des contenus plutôt inattendus et même parfois à la limite de la légalité ; voir pour exemple les opérateurs « inurl » ou encore « filetype » avec des mots de recherche ciblée vous permettant d’accéder à des contenus généralement coutumiers des utilisateurs de réseaux P2P (peer to peer) comme Kazaa ou Edonkey.

Johnny Long a poussé le concept plus en avant. Pour se rendre compte des possibilités offertes en matière de tests de pénétrations avec les « google hacks », il suffit d’imaginer une interface web avec un numéro de version dans le corps du texte et qu’une version de cette interface soit vulnérable à une faille. Il suffit alors d’effectuer une recherche combinée sur Google incluant le numéro de version affectée et différentes autres informations permettant d’identifier le produit comme le port, le chemin d’accès (opérateur inurl ou autres pour url de type lien et vous aurez une liste de cibles potentielles servie sur un plateau.

Et le tout dans une totale confidentialité grâce à l’utilisation du cache Google qui si vous rajoutez dans l’url le code adéquat n’ira pas chercher les images sur le site original. De quoi faire réfléchir avant de prendre à la légère les politiques de sécurité en terme de mots de passe par défaut et de mises à jours régulières.

La réaction de Google ne s’est pas fait trop attendre et certaines requêtes sont dés à présent bloquées. Cependant les capacités des opérateurs permettent la encore d’outrepasser ces filtres par diverses combinaisons (unicode notamment…). Il est également bon de réfléchir à deux fois avant de mettre à disposition votre email sur une page web. l’association des « google hacks » avec des expressions régulières permettent de récupérer un ensemble de contacts futur cible potentiel de spams d’autant plus que des outils utilisant l’API de google sont disponibles à cet effet afin d’automatiser ce type d’extraction (cf. Sensepost).

D’autres nombreuses ressources sont à disposition allant des listes de contact MSN à des historiques de navigation ou bien encore des listings de numéros de sécurité sociale (SSN) de toute une ville américaine, des rapports de détections d’intrusion, des rapports d’erreurs SQL et encore bien d’autres fichiers de configuration avec mots de passe et identifiants d’accès aux bases SQL. Il a même été retrouvé des documents officiels de l’armée ou de la police incluant des informations vraiment très personnelles comme des numéros de carte de crédit qui n’auraient jamais du se trouver la.
Il est également possible de faire du mapping entre les sites web afin de trouver des relations d’approbation notamment en fonction du nombre de liens entre les sites, privilégiant les sites en ssl/https. Les possibilités sont grandes et plus d’exemples sont disponibles sur le site de Johnny Long et ses amis, notamment beaucoup d’exemple de la part de JimmyNeutron :

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L’équipe de la société Sensepost a également présenté lors de la conférence Blackhat 2005 Amsterdam la version 1.6 de son utilitaire Wikto (Nikto pour Windows) qui sert à automatiser la recherche de faille ou le brute force de mot de passe des applications en ligne (fonctionnalité crowbar en béta version). On parle dans ce cas bien sur plus de mot de passe par défaut.
Wikto se sert notamment des « googles hack » pour mettre à jour la liste des répertoires disponibles sur la cible et corrèle les résultats après extraction des extensions et répertoires avec le résultat d’une requête d’url non existante afin de réduire le nombre de faux positif. Il y a fort à parier que Wikto sera très bientôt un outil essentiel d’une security toolbox digne de ce nom.Sensepost est également à l’origine d’outils qui permettent d’automatiser de propres recherches de type « google hacks » au lieu de passer par le navigateur lynx en ligne de commande avec des expressions régulières notamment pour l’extraction d’email précédemment cité.

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Ces outils et ces méthodes peuvent bien entendu tout aussi bien être utilisés par des attaquants ayant de mauvaises intentions que par les services des entreprises afin de vérifier la sécurité de leur infrastructure de services en ligne.